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ARTISTE - L'artiste du jour : Jenny SAVILLE



Jenny Saville, née à Cambridge le 7 mai 1970, est une peintre britannique. Elle est une cheffe de file des Young British Artists (dit "YBA"). Vivant et travaillant à Oxford, elle est surtout connue pour ses images monumentales du nu. En 2018 elle devient l'artiste féminine vivante la plus cotée du monde.


Influencée depuis son plus jeune âge par les maîtres de la renaissance tel que Rembrandt, Le Tintoret, et puis pendant ses études par Picasso, Francis Bacon, Cindy Sherman, la chirurgie esthétique comme une carte dessinée sur la peau et dans le sens "de réparation d'un corps"...



Les corps qu'elle représente nous racontent une histoire, ils sont des livres ouverts, des anatomies profondément graphiques. Sur ces visages, il nous arrive de lire l'ennui, la tristesse, la provocation, la fierté... Ces modèles ne sont jamais ceux que la société nous prescrit; ils sont imparfaits, parfois hors norme, ils nous ressemblent, nous indifférent, nous dégoutent peut-être, nous émeuvent, nous blessent... Il reflète une créature humaine très contemporaine, isolée et en mal d'affection, tourmentée par les obligations corporelles de la société actuelle.

Malgré tout, ces corps ne sont pas vaincus, il s'affirme et renvoie des formes et des couleurs aux yeux de ceux qui les épient dans la rue comme devant la toile, ils sont poétiques et peuvent évoquer des souvenirs au voyeur que nous sommes.



Les début de Jenny Saville ont été très marqués par une approche revendicative et féministe qui cherchait dans la représentation du corps féminin à se détacher du modèle social phallocentrique. Modèle qui soumet la femme à une représentation d'elle-même particulièrement coercitive.


Dans son approche du genre et de la représentation du corps de la femme, Jenny Saville a, de son propre aveu, été très influencée par Cindy Sherman, l'artiste conceptuelle qui interroge à travers la photographie et "happening" la représentation de la femme dans la société moderne.


Une des premières œuvres de Jenny Saville, Propped (1992), est très représentative de cette tendance. En effet, cette toile de dimension imposante et inhabituelle dans le registre du nu féminin représente une femme, plutôt obèse, perchée sur un tabouret très haut et filiforme où le modèle semble être dans un équilibre précaire. La dissonance des masses et les fuyantes exagérées accentuent l'allure imposante et presque intimidante du modèle. Le cadrage est vu de dessous et cette femme monumentale aux corps, aux chairs excessives, nous surplombe en nous regardant de manière assurée. Le visage du modèle - comme ce sera souvent le cas par la suite - est celui de Jenny Saville.


En étant peintre et modèle à la fois modèle, elle veut casser la logique de l'objectivation du corps féminin en était modèle et portraitiste. Elle proclame ainsi son engagement dans cette reterritorialisation/ L'artiste peintre cite une phrase de Luce Iragaray, une écrivaine féministe de renom. Le texte est celui-ci : "I we continue to speak in this sameness, speak as men have spoken for centuries, we will fail each other again." Il est donc bien question de réappropiation du corps féminin par les femmes elles-mêmes.


Source : magazine d'art et photographie "Artfields" et interview accordé à SFAI's (San Francisco Art Institute)





Parmi les œuvres de notre collection à l'Artothèque Sud Nîmes, nous avons des artistes qui traitent du corps de la femme, de la mère ou des corps liés, entremêlés... que Salvador Dali ou Porcja Vladimir.



Salvador Dali, espagnol né à Figueres en 1904 est sûrement l'artiste le plus emblématique du mouvement surréaliste. Peintre, sculpteur, graveur, scénariste et écrivain, ce prodige espagnol de l'art abordait dans ses œuvres principalement les sujets tels que le rêve, la sexualité, le comestible, sa femme Gala et la religion. Bien qu'il soit une figure marquante et symbolique du 20ème siècle, il irritait une partie du monde de l'art, qui n'appréciait pas son caractère totalement atypique et très complexe. Alors considéré comme figure du surréalisme, ses confrères du mouvement artistique ont essayé de l'en expulser. En effet, connus pour être en majorité communistes, ils n'apprécient pas la fascination que Dali portait pour Hitler et son régime fasciste.


C'est alors que le "père du surréalisme" André Breton, a ordonné son expulsion en le dénonçant "d'être coupable d'actions contre révolutionnaires impliquant la glorification du fascisme Hitlérien".

La moustache de Dali faisait partie de son image. il en a même publié un livre contenant 28 images iconiques de celles-ci. Enfin, c'est après son exhumation en 2017 que les experts se sont rendus compte que la moustache de l'artiste était restée intacte depuis sa mort en 1989. Ils l'ont décrit comme étant "toujours dans sa position 10h10"


Source : Artsper




Pour faire le parallèle entre la représentation de Jenny Saville et les œuvres disponibles à la location à l'Artothèque Sud Nîmes :

Salvador Dali, Dali 1976, Litographie,

L x H oeuvre : 48,5 - 64,5 cm

L x H cadre : 66,5 - 83 cm



Vladimir Porcja, Sans titre, Technicités mixtes

L x H oeuvre : 44,5 - 63 cm

L x H cadre : 47 - 65,5 cm


Pour tous renseignements sur la location, vous pouvez nous contacter via notre formulaire